Toujours à l’écoute du bruissement dromologique du monde, l’Atelier et ses acolytes livrent ici ce qu’ils glanent dans l’actualité furieuse du moment.

Petite philosophie de la vitesse

Une première conférence en ligne à eu lieu en Italie le 14 décembre 2020. Intitulée Effetto velocità. Su Paul Virilio, elle a permis d’entendre Ubaldo Fadini et Tiziana Villani.

Pendant ce temps, France Culture revenait sur Jules Verne, ce grand maître de l’innovation… dromologique.

“Quand on lit Jules Verne, on se rend compte qu’il a un regard assez critique sur une mauvaise utilisation de la science et de la technique. Toutes les machines extraordinaires qu’il imagine dans son œuvre sont immanquablement détruites à la fin.”

— Olivier Sauzereau

Martin Guinard, Eva Lin, et Bruno Latour publiait Faire face aux guerres planétaires :

Ce qui rend la situation politique actuelle si désastreuse et différente des moments de tension géopolitique passés tout au long de l’histoire est qu’aujourd’hui, la signification du préfixe “géo-” a complètement changé. Les nations ne s’affrontent plus sur une même scène géographique. Tout se déroule comme s’il n’y avait pas de monde commun à se disputer, mais plutôt une lutte généralisée sur la définition même de ce dont le monde est fait. La “nature” n’est plus l’arrière-plan d’un conflit géopolitique, mais plutôt l’enjeu même.

Le tournant émotionnel de la vie intellectuelle, Les penseurs de l’intime un article de Nicolas Truong dans Le Monde revenait sur la caractère révélationnaire de la crise que nous traversons.

Afin de penser les élans et les blessures de la vie, les émotions et les affects politiques notamment mis en relief par la crise sanitaire et l’extension des mesures sécuritaires, philosophes, écrivains et historiens forgent une nouvelle raison sensible.
Ainsi, cette crise sanitaire n’est-elle pas tant révolutionnaire que « révélationnaire », selon la formule du philosophe Paul Virilio (1932–2018). Elle a révélé que nous étions entrés dans l’ère de la « synchronisation de l’émotion » qui fait qu’une déflagration, par l’effet de sa propagation mondiale et virale, provoque un « communisme des affects ». Car un événement — un attentat ou une pandémie — peut désormais former une « communauté d’émotions instantanées », expliquait l’auteur de L’Administration de la peur.

Rejoint par Quand le réel ne fait plus envie de Bertrand Naivin :

Dans tous les domaines, nous sommes sommés de nous connecter. Un asservissement volontaire au numérique qui révèle une perte de foi croissante en un réel perçu comme limité et dysfonctionnel, nous dit dans cette tribune Bertrand Naivin, théoricien de l’art et des médias, chargé de cours à l’université Paris 8 et co-auteur, avec Mélanie Georgelin, de l’essai Tous en ligne ! (Hermann, 2020).
« Rarement, dans un pays en temps de paix, sortir de chez soi n’a semblé avoir été autant anxiogène. Au risque permanent d’accident, que Paul Virilio voit comme la conséquence inévitable d’une société avide de vitesse et de productivité, s’ajoutent désormais ceux d’une contamination « coronavirale » et d’une attaque terroriste. Lesquelles ont en commun d’être des menaces invisibles qui peuvent trahir notre vigilance à tout moment et en tout lieu. Chaque personne que l’on croise peut dès lors se révéler porteuse du Covid-19 ou d’un couteau destiné à trancher la gorge du premier venu.

Paul Virilio est cité par Anwar Kurniawan en Indonésie pour Interpréter le remaniment du gouvernement (bon, il faut savoir lire l’indonésien) (…)

La fête ne peut pas s’arrêter. Même avec des morts dans la salle dit Vladimir Safatle au Brésil :

… Il reviendrait à l’État de mobiliser la force et les ressources de la société pour la protéger contre la mort violente, la dépossession des biens et la sujétion à d’autres peuples. Même si une telle clause de protection obéissait à des restrictions de classe, même si dans les États de formation coloniale, comme le Brésil, elle n’était valable que pour la partie ne provenant pas des personnes soumises à l’extermination et à l’esclavage, l’État a créé une adhésion basée sur le désir par rapport à cette promesse.
Dans les années 1970, Paul Virilio a inventé le terme “état suicidaire” pour contrer la tendance, nourrie par Hannah Arendt, à faire des comparaisons inappropriées entre le nazisme et le stalinisme. Virilio disait : “Regardez comment l’État tue et nous comprendrons la spécificité radicale du nazisme. Car il ne s’agissait pas de tuer des secteurs de la population ou des groupes d’opposants. Il s’agissait d’habituer la société à un horizon sacrificiel dans lequel les sujets semblent célébrer leur propre mort et leur sacrifice. Jusqu’à la fin par ce dernier télégramme d’Hitler à ses généraux, le fameux Télégramme 71, qui disait : “Si la guerre est perdue, que l’Allemagne périsse…

Stratégies impériales de recolonisation et variante douce pour Cuba
par Gilberto Valdés Gutiérrez :

Après la surprise du soi-disant progressisme latino-américain (…) l’impérialisme a promu une stratégie régionale, tout en s’adaptant aux caractéristiques de chaque processus pour subvertir et détruire ces alternatives libératrices, et pour continuer à promouvoir la recolonisation des ressources et des subjectivités de notre Amérique.
La dislocation spatiale et temporelle de l’art aujourd’hui, mise en évidence par Paul Virilio, la porosité de la frontière entre les objets, les gestes, les modes et les attitudes qui se déplacent entre le monde empirique quotidien et le monde de l’art, a renforcé la croyance dans l’ère post-archétique et post-esthétique. “Il n’y a pas d’œuvres d’art”, nous dit José Luis Brea dans Le troisième seuil. Il y a des œuvres et des pratiques que l’on peut qualifier d’artistiques. Ils ont trait à une production significative, affective et culturelle, et jouent des rôles spécifiques par rapport aux sujets de l’expérience. Mais elles ne sont pas liées à la production d’objets particuliers, mais seulement à la promotion publique de certains effets circulatoires : effets de sens, effets symboliques, effets intensifs, affectifs.

Et pour finir La banalité de la simplification par Andrea Bedetti sur la musique classique :

Notre époque actuelle implique une écoute de la musique dite classique qui est de plus en plus conflictuelle et problématique. En effet, l’époque dans laquelle nous vivons impose, à bien des égards, un processus d’assimilation de ce qui nous entoure de manière de plus en plus frénétique, de la consommation de biens aux techniques d’apprentissage. Tout doit être fait selon les principes d’une vitesse qui n’admet aucune réplique (en ce sens, les études du philosophe et urbaniste français Paul Virilio sur la dromologie, c’est-à-dire la science qui examine la logique de la vitesse, sont pour le moins prophétiques) et qui est inévitablement amenée à déformer tout ce qu’elle touche, comme un roi Midas blasphématoire.

L’accident sanitaire

Ni sécurité globale, ni liberté totale nous dit Maël Brillant sur un blog de Médiapart :

Liberté et sécurité, santé publique et liberté, liberté et maintien de l’ordre, politisation religieuse et liberté de conscience … Réflexion sur l’individu libre dans un pays qui se tient sage.
« Alors que le rapport au passé doit se faire relatif, le seuil du futur, au mieux se dérobe, au pire nous est interdit — ce qui parait plus insurmontable. Nous pouvons accepter un passé relatif mais comment faire face à l’idée d’un avenir impossible ? Nous observerons plus tard comment le futur se dérobe. Mais au sujet du futur interdit, regardons les crises déjà là (configurant celles à venir) : crise de la représentation politique, crise économique, crise écologique, crise diplomatique, crise des sciences et réenchantement du monde… Crise totale de la modernité. Jamais celle-ci n’a côtoyé d’aussi près ce que Paul Virilio appelait « l’accident général ». Sans aucun doute, nous vivons sous la coupe d’un avenir incertain. Et, sans aucun doute, celui-ci tranche avec la crainte de l’hiver nucléaire des années 70 où la diplomatie pouvaient encore intervenir.

Tandis qu’Oliver Jungun (Allemagne) nous parle du Le temps retrouvé :

Symphonie du silence n’est pas un oxymoron, mais une correction de perspective : la musique connaît l’importance des pauses entre les notes depuis John Cage. Pas de chanson sans souffle. La poésie vit précisément de l’élargissement du moment. Il n’a jamais été question de temps technique, de temps chronométré, mesuré par la désintégration des atomes, mais toujours de temps perçu, subi, étiré. Et jusqu’à il y a un an, il semblait y avoir de moins en moins de ce temps, comme si tout le sable s’était écoulé des horloges et — comme le silicium — dans les ordinateurs.
Certes, la plainte concernant l’accélération est plus ancienne que le chemin de fer, et des décennies après Paul Virilio, elle n’est pas non plus particulièrement originale. Mais nous avons eu du mal à suivre : guerres, “gilets jaunes”, championnats du monde, superproductions, maisons intelligentes, marchés boursiers de la coke, NSU, NSA, AfD, Brexit, Trump, Groko, Amazonie en flammes, Australie en flammes, Californie en flammes, Twitter, Twitter, Twitter, Tiktok. Cela donnerait le vertige même aux futuristes. Et puis, pendant la nuit, toutes les roues se sont soudainement arrêtées ; toute la machine mondiale surchauffée est entrée en hibernation.

Télétravail et surveillance : entre ce que dit la loi et ce qu’il est bon de faire, il y a débat…

On pensait avoir tout dit sur le télétravail, mais voilà qu’une fonctionnalité controversée de Microsoft relance le débat. Alors, les entreprises peuvent-elles surveiller leurs équipes en télétravail ? À quel niveau ? On fait le point.

On pensait que télétravail rimait avec confiance, mais il semblerait que pour certaines entreprises, le maître-mot soit plutôt surveillance. Sur le banc des accusés du débat du moment : Microsoft, et son « score de productivité ». Développé au sein de son service Microsoft 365, il permettait aux managers de suivre la productivité de leurs équipes, leur attribuant une note sur 800, calculée selon différents items. Communication, réunions, travail d’équipe… le tout en utilisant des données issues des logiciels dont Microsoft est propriétaire.

Rock around the bunker

De nombreux bunkers sont réapparus cet hiver. Signe des temps ?

D’abord à Paris, ce bunker caché sous la gare de l’Est. Normalement fermé au public, hormis pour les Journées du Patrimoine, le bunker de la gare Paris-Est devait permettre de faire circuler les trains, même en cas d’attaque au gaz.

Le bunker allemand de la Seconde Guerre mondiale mis au jour à Middelkerke, dans le cadre de fouilles archéologiques préalables à la construction d’un nouveau casino, n’est pas vraiment une surprise car d’anciens plans montraient la présence d’un tel bâtiment.

Le bunker, allemand, semble bien conservé et doit encore être examiné plus en profondeur. Il est encore trop tôt pour savoir si la découverte est de nature à perturber la construction du nouveau casino.

L’équipe d’archéologues de Gand procède aux analyses et considère en bon état de conservation ce bunker qui émerge progressivement de cet ancien parking du casino. Il y va du sauvetage et de la protection de vestiges de la deuxième guerre mondiale, intérêt récemment relancé par les autorités, en l’occurrence ici, la Région flamande, naturellement appuyée par le War Heritage Institute, lequel valorise le patrimoine militaire belge.

Un ancien bunker sous les Halles de Strasbourg : un ancien abri de la défense passive, construit en 1937. Prévu pour résister aux attaques aux gaz, il disposait d’une installation de confinement très élaborée pour l’époque. Il existe peu d’autres informations sur son passé.

Cela faisait plusieurs mois que Thomas me parlait du photographe Boris Becker et de ses images de bunkers. Nous aurions pu aller à Cologne :
Photographs of Architectures and Artefacts, Die Photographische Sammlung.

C’est la première exposition consacrée à la série “High-rise Bunkers” de Boris Becker (né en 1961), sur laquelle il a travaillé entre 1984 et 1990. Pour faire la sélection, l’artiste a passé au crible ses archives d’images de bunkers, en les considérant dans une perspective contemporaine.

Les photographies ont été prises dans plus de 45 villes allemandes. Becker s’est principalement concentré sur les bunkers de grande hauteur datant de la Seconde Guerre mondiale, qui avaient été construits après 1940 et étaient destinés à la protection des civils. Au cours de ses recherches photographiques, il a été confronté non seulement à un nombre étonnamment élevé de ces bâtiments, mais aussi à de nombreuses formes de construction remarquables.

Les abris antiaériens, en particulier, ont été expressément conçus pour dissimuler leur fonction. Le camouflage architectural a été utilisé, par exemple, pour que les bunkers ressemblent à une maison ordinaire, une église ou une forteresse. En les photographiant, l’artiste s’est demandé dans quelle mesure notre perception visuelle est guidée par notre point de vue subjectif et les influences extérieures. Dans quelle mesure l’apparence d’un objet est-elle congruente avec sa véritable nature, et que devons-nous faire de cette interférence clandestine avec notre image de la réalité ? Pour Boris Becker, la façon superficielle et réflexive dont nous regardons le monde est un paramètre artistique central, qu’il étudie dans son travail à partir de différents types de motifs. Pour approfondir cette idée, l’exposition présente, par exemple, quelques œuvres grand format en couleur plus récentes qui sont liées en termes formels et associatifs, soulignant l’intérêt de l’artiste pour les thèmes historiques et les formes architecturales manifestes.

Pendant ce temps, un ancien bunker de la NVA à Sellin, sur l’île de Rügen (Allemagne), était démoli.

Environ trois semaines et demie après le glissement de terrain de la jetée de Sellin, la station balnéaire de Rügen veut éviter de nouveaux problèmes. Depuis ce matin, les travaux de démolition ont commencé sur un ancien bunker de la NVA sur la haute côte. Lorsque le bunker a été construit il y a plusieurs décennies, la côte était encore loin. Plus récemment, le bloc de béton a fait saillie visiblement du bord de la falaise et a menacé de déstabiliser la pente.

Mais heureusement qu’il reste aussi les derniers bunkers de commandement de la guerre froide en Amérique. Il était une fois les “gros boutons rouges” qui auraient pu catapulter la guerre froide dans un conflit généralisé, dans ces centres de commande de missiles. Le photographe Adam Reynolds était un photographe de zone de conflit, couvrant la guerre au Moyen-Orient. Mais ces dernières années, il a tourné son objectif vers un autre type de zone de conflit, qu’il appelle “l’infrastructure du conflit politique”, ou les espaces qui, dans le monde entier, facilitent la guerre.

Dans sa dernière série, “No Lone Zone”, cette infrastructure est constituée par les centres de commandement souterrains qui abritaient les missiles balistiques intercontinentaux pendant la guerre froide. A l’intérieur, deux personnes à la fois s’occupaient des boutons rouges de “lancement” 24 heures sur 24. Si l’Union soviétique devait lancer une attaque de missiles, ces derniers étaient prêts à contre-attaquer ; les missiles américains étaient espacés de manière à ce qu’aucune attaque n’ait d’impact sur l’ensemble du réseau de missiles balistiques intercontinentaux. Des milliers de ces centres étaient actifs pendant la guerre froide, mais seuls deux ont été préservés in situ : le Minuteman Missile National Historic Site, situé dans le Dakota du Sud, et le Titan Missile Museum, près de Tucson, en Arizona.

Un énorme bunker secret a été découvert sur Warzone Saison 1
Les joueurs de Warzone ont récemment découvert un énorme nouveau bunker sous l’aéroport de Verdansk et celui-ci pourrait devenir un lieu très contesté au cours de la saison.

Comme vous le savez, les bunkers de Call of Duty: Warzone regorgent bien des secrets. Afin d’y accéder et de mettre la main sur les loots épiques, vous devez bien souvent être en possession de cartes spéciales, néanmoins, certains n’ouvrent leurs portes que si vous entrez le code correspondant. À travers ce guide, nous allons donc vous faire un récapitulatif des différents codes nécessaires pour ouvrir ces fameux bunkers.

Une fête non autorisée dans un bunker de Arnhem (Pays-Bas).
Quatre policiers ont été blessés à la fin d’une fête dans un bunker à Arnhem. Les fêtards ont jeté des pierres à la police, mais s’ils n’étaient pas intervenus, ils auraient pu être tués. Il y avait du monoxyde de carbone dans le bunker, dit le maire Ahmed Marcouch.

“C’était mortel”, dit Marcouch à propos de la situation hier soir contre Omroep Gelderland. “La police est intervenue à temps. Sinon, il y aurait eu des morts parmi les fêtards”. Le monoxyde de carbone est aussi appelé un assassin, car c’est un gaz invisible et inodore.

Après une soirée techno non autorisée dans un bunker de Cologne, la police a porté plainte contre deux personnes le matin du Nouvel An. On dit qu’ils sont les organisateurs. Comme le lieu du parti est proche d’une ligne de chemin de fer, plusieurs voies de trains régionaux et de banlieue ont été brièvement fermées pour l’opération du matin.

La nuit de la fin de l’année, une trentaine de personnes auraient fêté dans le bunker désaffecté du quartier de Buchforst à Cologne et violé l’ordonnance de protection de la couronne, a déclaré un porte-parole de la police fédérale. Ils avaient ouvert le bâtiment verrouillé, a-t-il dit. Les agents ont saisi du matériel professionnel du parti. Des drogues ont également été trouvées, a-t-il dit. Les deux personnes rencontrées venaient de faire le ménage, disaient-ils.

Au cours de l’année écoulée, avez-vous régulièrement ressenti le besoin de vous enfermer et de vous isoler du grand méchant monde ? Alors cet endroit pour dormir est idéal pour vous. Bientôt, vous pourrez dormir dans un bunker allemand, “douillet” et souterrain.

Maintenant qu’il est fortement déconseillé de voyager à l’étranger jusqu’au printemps, une nuitée dans son propre pays devient plus attrayante. Quiconque souhaite quelque chose de différent d’un camping ou d’un hôtel pourra bientôt passer la nuit dans un bunker de la Seconde Guerre mondiale rénové à Hoek van Holland.

Une maison à Las Vegas, avec son bunker secret : vue de la rue, elle ressemble à une maison modeste et banale de deux étages, mais elle cache un paradis élaboré de 15 000 pieds carrés en sous-sol. Le défunt propriétaire Jerry Henderson a construit la maison dans les années 1970 et, en tant que pionnier de la “vie souterraine”, il voulait ajouter un bunker qui serait assez confortable pour y vivre.

Face au Covid-19, les bunkers souterrains ont la cote
Depuis le début de la pandémie, une société américaine de vente de bunkers a vu son nombre de commandes augmenter de 500 %, rapporte Sky News.
La société américaine Vivos, considérée comme la « plus grande communauté de survivalistes au monde », a en effet confié à la chaîne de télévision britannique que la vente de bunkers souterrains avait explosé de 500 % en 2020, et qu’elle avait enregistré 2 000 % de demandes de renseignements supplémentaires sur cette même période. Certains clients sont même allés jusqu’à emménager dans ces structures fortifiées.

Le site de Vivos fait cette promesse :

« The Backup Plan For Humanity
Secure your space in a Vivos underground shelter to survive virtually any catastrophe »

En 2016, l’entreprise américaine a racheté un complexe de 23 kilomètres carrés, rebaptisé “Vivos xPoint”, composé de centaines de bunkers recouverts de terre dans le sud-ouest du Dakota du Sud, près des Black Hills, aux États-Unis. Faits en béton durci et en acier, les 575 bunkers étaient habités par des centaines d’ouvriers de l’armée. Des explosifs et des munitions y étaient stockés, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale. Les bunkers ont fait l’objet d’un relooking luxueux pour leurs nouveaux habitants qui veulent survivre à “la fin du monde”.

Riches et célébrités investissent dans des bunkers de luxe: “Nous sommes peut-être à un mois d’un effondrement total”.

De nombreuses personnes riches et célèbres n’ont pas attendu les consignes officielles pour se mettre à l’abri du coronavirus, explique le Guardian. Elles ont investi en masse dans des bunkers de la société Vivos Group. L’entreprise californienne est spécialisée dans la construction de petites forteresses luxueuses où les familles riches peuvent survivre dans un abri anti-catastrophe. Aux États-Unis, ce type d’entreprise proposant kits de survie et abris de secours enregistre des ventes records.

Boom des aliments lyophilisés. Les Américains ne sont pas les seuls à se ruer sur ces bâtiments. Au Royaume-Uni, le coronavirus et le risque de perturbation commerciale liée au Brexit ont également poussé les Britanniques à investir dans des produits de survie, comme des aliments lyophilisés, rapporte Sky News. La vente de ce genre de fournitures a d’ailleurs augmenté de 487 % au cours des trois derniers mois. « Je pense que les gens ne s’attendaient pas à ce que les magasins soient vidés », souligne auprès de la chaîne britannique le gérant d’un magasin spécialisé. « On s’est toujours moqué des survivalistes qui ont parlé de ces phénomènes dans la presse. C’est maintenant devenu une réalité », ajoute-t-il.

Enfin, un bien exceptionnel à vendre en Belgique à 3 025 000 €
Cave mégalomaniaque :
— Possibilité de home cinéma unique (40 personnes)
— Cave à vin aux proportions inédites
— Début d’une caverne d’homme unique sans précédent
— Bunker avec porte de bunker modulaire unique — zone démilitarisée — coffre-fort bancaire — lié aux planchers anti-panique

Le Vénézuela mine des Bitcoins dans un bunker militaire pour tenter de sauver son économie. Quand il n’y a plus de pétrole, il y a les Bitcoins. Ce pourrait être la nouvelle devise du Venezuela socialiste. Dans un reportage, assez surprenant, de la télévision nationale daté de novembre 2020, repéré par Vice News, le gouvernement socialiste inaugure une nouvelle ferme minière de Bitcoin.

Le décor est déconcertant : des ballons d’inauguration, un bunker, des soldats en treillis verts et des ordinateurs. Une manière pour l’actuel président vénézuélien, Nicolás Maduro, de faire de l’argent dans un pays au bord du gouffre depuis l’effondrement du prix du pétrole en 2014.

Les technologies fatales

“La question ce n’est pas de savoir si on a été touché par une cyberattaque mais quand est-ce qu’on le sera”. Cyberattaques, vols de données, rançons numériques ou simples dysfonctionnements… face aux risques accrus dans le numérique, les collectivités doivent se préparer.

Cybermalveillance.gouv.fr un webinaire dédié à la confiance numérique.

Halo, le traqueur de fitness d’Amazon, veut nous mesurer entièrement. Amazon connaît nos préférences en matière de consommation, Alexa a emménagé chez nous il y a longtemps. Aujourd’hui, le nouveau traceur de fitness Halo doit également s’occuper de la santé et du bien-être psychosocial des utilisateurs. devenir des infrastructures critiques qui maintiennent ou même permettent les processus quotidiens. Leurs services ont toujours été basés sur la logistique de la distanciation sociale, ils faisaient apparaître le lointain très près de nous ou “téléagir” en temps réel, comme l’a un jour appelé Paul Virilio. Et aujourd’hui, ce sont précisément ces services et ces outils qui sont moins désirables qu’essentiels.

Capteur et sensibilité : le mode réaliste des capteurs s’appuie sur la technologie militaire axée sur la déshumanisation et la dépasse

par Pramod K Nayar (Inde)

Dans son installation vidéo de 52 minutes, plusieurs fois primée, intitulée Incoming, le photographe Richard Mosse spectralise littéralement un peuple que les sociétés et les gouvernements ne veulent pas voir, et qu’ils préfèrent rendre invisible : les réfugiés.

Mosse a d’abord filmé les réfugiés en train de traverser les terres hostiles de la Syrie, de l’Irak, de l’Afghanistan et d’autres points chauds. Les réfugiés sont traqués alors qu’ils fuient la Syrie pour rejoindre l’Europe en passant par la Turquie. Une autre séquence suit les migrants africains traversant le désert du Sahara vers la Libye, puis vers la Sicile et enfin vers Calais, en France.
Rappelant les travaux de l’architecte-philosophe Paul Virilio sur les bunkers militaires et les lignes de visée des fusils, Mosse nous montre les “visages” de ceux qui sont enterrés dans l’anonymat. Virilio soutenait qu’avec l’utilisation excessive de caméras et de matériel d’imagerie visuelle, nous ne pouvons voir qu’à travers et qu’avec la technologie, nous perdons donc toute pratique d’observation directe. Avec cela, affirme Virilio, nous perdons également le sens de la nature matérielle de ce que nous observons.

L’œuvre de Mosse, sans faire référence à Virilio, semble renverser ces processus militaristes. En capturant leurs “signatures thermiques” et leurs mouvements avec la caméra, Mosse découvre l’humanité des réfugiés. Ce sont des corps “chauds”, et pas seulement des statistiques, comme le suggère le film basé sur l’installation vidéo. Comme il s’agit de signatures thermiques, nous ne pouvons voir les humains que comme des fantômes sur l’écran. Mais nous comprenons que les cartes de chaleur sont des cartes de corps matériels, souffrants, en souffrance et traumatisés, et qui produisent de la chaleur même si celle-ci diminue dans leurs cadres moribonds.

« Code is law » l’exposition collective et online du Centre Wallonie-Bruxelles
Le titre de l’exposition est issu d’un célèbre article de Lawrence Lessig, paru en janvier 2000, qui nous met en garde contre le pouvoir délétère du code, si la loi du cyberespace venait à supplanter certaines des valeurs constitutionnelles de nos démocraties.

Déclenchée par la décès de Paul Virilio qui a été son professeur, l’oeuvre Horizon négatif de Eric Vernhes est un programme qui génère des paysages aléatoires en fonction de la pensée de l’urbaniste. L’artiste dit avoir voulu tout repenser depuis certaines images de l’enfances qui sont, d’après-lui, celles que l’on retravaille toute sa vie: Pour Virilio ce sont les bombardements à Nantes pendant la Guerre. Le résultat est intense et électrique et les tirages, lumineux.

Virginie propose unn marché de Noël “drive-in” dans une ancienne centrale nucléaire en Allemagne. Les visiteurs peuvent se promener en voiture sur 2,5 kilomètres devant un paysage hivernal illuminé de 300 sapins et de neige artificielle ainsi que devant l’ancienne cheminée de la centrale.

Comme pour la précédente information, c’est Virginie vous invite à une visite privée de Tchernobyl, satisfait ou Remboursé à 100%. Le prix est tout compris (il comprend les repas, l’hébergement, etc.), pas de frais cachés. Sans aucun risque : 3 contrôles dosimétriques / jour, dosimètre gratuit, itinéraires approuvés. Petit groupe (maximum 15 personnes), pas car de touriste, pas de visite de magasins.

Un commentaire de Tripadvisor indique “J’ai toujours rêvé d’aller à l’intérieur de la centrale de Tchernobyl, et c’est ce que j’ai pu faire lors de cette visite. J’ai visité la zone d’exclusion deux fois maintenant, et je ne pense pas qu’aucun autre groupe de touristes n’offre une telle expérience.”

CHERNOBYLwel.come propose de nombreuses visites différentes — — Cette revue concerne la visite de deux jours de la centrale électrique et de Pripyat.

Le littoral infini

Au Japon, après le tsunami de 2011, un bateau de pêche refait surface
Emporté par le tsunami il y a neuf ans, ce petit bateau de pêche a fait le tour du Pacifique avant de s’échouer sur une île au sud du pays.

De la destruction de l’océan et des côtes maritimes par İsmail Kılınç (Turquie) :

La mobilité des côtes est un phénomène courant. Dunes, estuaires, littoral; Il se produit sous l’effet des vagues, du vent, du courant, du sable, de la boue et de la boue. Cependant, nous avons rendu cette mobilité plus intense et plus fréquente avec le réchauffement climatique provoqué par le système ces dernières années. Le vent est devenu un typhon, un tsunami de vagues, de barrages, de sédiments et un entrepôt de boue. Il a dit que j’arrivais au désastre.

Malheureusement, des mesures sont toujours prises en cas de catastrophe. Les personnes et les organisations qui ont mis en garde contre les catastrophes environnementales pendant des années ne sont pas entendues. À cet égard, le scientifique urbain Paul Virilio dit qu’outre les conséquences positives de chaque progrès, les éventuels accidents, carences, conséquences indésirables, effets sur d’autres techniques et les effets que cela peut avoir sur les humains et la nature doivent être examinés au préalable.

Merci une nouvelle fois à Virginie qui occupe ses nuits à d’étonnantes découvertes.

Des vols vers nulle part

Insolite : un vol de Qantas vers nulle part se vend en 10 minutes
Preuve de la popularité actuelle de cette formule, un vol touristique vers nulle part » par Qantas s’est vendu en 10 minutes. Alors que les restrictions mondiales de voyage terrassent l’activité des compagnies aériennes, l’invitation à prendre un vol uniquement pour les frissons qu’il procure et non dans le but de rejoindre une destination, s’est révélée un succès pour Qantas. En une dizaine de minutes, 130 billets d’un vol vers nulle part, ont été vendus.

Le succès de Qantas, qui a vendu 134 billets sur un vol vers « nulle part » en 10 minutes, donne des ailes aux autres compagnies aériennes : aussi, les vols vers « nulle part » –décoller d’un point pour revenir au même point!– se multiplient en Asie-Pacifique.

C’est maintenant au tour de la compagnie sud-coréenne Asiana Airlines de mettre en vente deux vols vers « nulle part« , les 24 et 25 octobre prochain. D’une durée de près de deux heures, les deux vols seront opérés en Airbus A380. Les passagers décolleront de l’aéroport Séoul-Incheon, survoleront Gangneung et Pohang sur la côte-est, puis Gimhae près de la ville portuaire méridionale de Busan et l’île balnéaire de Jeju située au sud de la péninsule coréenne, avant de revenir au point de départ, à Séoul-Incheon.

Un vol vers nulle part de la compagnie aérienne Qantas a duré plus de huit heures et a survolé Ayers Rock, tandis que celui de Fiji Airways dessinait un 50 dans le ciel pour célébrer la date anniversaire de l’indépendance des îles Fidji. Les deux sont quasiment cloué au sol par la pandémie de Covid-19.

Opéré au départ de l’aéroport de Sydney le 10 octobre 2020 à bord du Boeing 787–9 Dreamliner en livrée « aborigène » Yam Dreaming (VH-ZND), le vol QF787 de la compagnie nationale australienne a duré 8h26, avec à son bord les 150 passagers s’étant arraché les billets en dix minutes le mois dernier. L’avion a effectué un certain nombre de survols à basse altitude (4000ft) de lieux clés le long des côtes de la Nouvelle-Galles du Sud et du Queensland, avant de s’enfoncer à l’intérieur pour survoler Uluru (Ayers rock) dans le Territoire du Nord « après avoir obtenu une autorisation spécial ».

Speedating en altitude

La compagnie aérienne EVA Air a mis en place trois vols « vers nulle part » pendant les fêtes de fin d’année, avec un concept original : ils étaient réservés à des séances de speed-dating à haute altitude.

Chaque vol « Fly! Love is in the Air » fera le tour de l’île de Taiwan pendant plusieurs heures ; le premier vol sera suivi d’un thé l’après-midi (au sol), le deuxième débutera par un dîner aux chandelles et le troisième commencera au petit-déjeuner. Si le type d’avion utilisé n’est pas précisé, l’expérience coutant aux alentours de 250 euros suivra les règles suivantes :
chaque vol n’embarquera que 40 célibataires, 20 hommes et 20 femmes, qui doivent tous êtres taïwanais et diplômés des universités du pays ;
les hommes doivent être âgés de 28 à 38 ans, tandis que les femmes doivent être âgées de 24 à 35 ans ;
les participants seront assis au hasard dans l’avion (le choix du siège est impossible), et sont encouragés à se déplacer et à parler à plus de personnes ;
le port du masque sera « encouragé » sauf quand les passagers mangent ou boivent (le chef étoilé Motoke Nakamura est en charge des plats).
Chaque vol « Love is in the air » se terminera avec une « confession », les participants devant dire avec qui ils ont le plus accroché après avoir été encouragés à « avoir des conversations approfondies entre eux ». Le concept a été plutôt bien accueilli, la compagnie de Star Alliance remplissant le premier vol en moins d’une semaine.

https://www.air-journal.fr/2020%E2%80%9311%E2%80%9320-eva-air-speed-dating-dans-les-vols-vers-nulle-part-5224067.html

Les résultats des Prix internationaux d’Architecture et d’Art 2020 de la Fondation Jacques Rougerie — Institut de France

HABITER LA MER — HABITER L’ESPACE

Le Concours international d’Architecture annuel soutient et accompagne le développement de projets architecturaux visionnaires, biomimétiques, dans la Mer, dans l’Espace ou répondant aux enjeux de la Montée des Océans.
Inspirés du génie de la nature, les projets récompensés portent une identité culturelle et artistique fortes et originales et sont le fruit d’une collaboration étroite entre disciplines scientifiques et artistiques.

Le projet IRIS s’inspire du biomimétisme du mécanisme de l’œil. Il a également interprété le biomorphisme et la biophile pour aboutir à un projet intégré dont les racines remontent à la mythologie grecque : tao, est la personnification du messager des dieux. Dans l’anatomie des humains et de la plupart des mammifères, l’iris est une fine structure annulaire située dans l’œil, responsable du contrôle du diamètre et de la taille de la pupille ; c’est donc le concept utilisé pour contrôler l’ouverture du portail céleste.

C’est fini pour ce mois, que la pandémie a rendu curieux, immobile et furieux.

Laboratoire d’architecture à la poursuite de l’écologie grise de Paul Virilio / Architectural studio in pursuit of Paul Virilio’s grey ecology

Laboratoire d’architecture à la poursuite de l’écologie grise de Paul Virilio / Architectural studio in pursuit of Paul Virilio’s grey ecology